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Soutien à Jean-Emile Sanchez Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Conf 11   

La justice continue de faire preuve d’acharnement envers notre ancien porte-parole Jean-Émile Sanchez .

 

 

Jean-Emile SANCHEZ vient de recevoir une convocation au tribunal correctionnel de Vienne (Isère) afin d’y comparaître le vendredi 27 octobre 2006 à 8h30.

 

Cette convocation fait suite à l’action contre la baisse du prix du lait, chez Danone, le 18 octobre 2004, à Saint-Just-Chaleyssin (voir le rappel ci-dessous).

 Motifs invoqués : « pour avoir … frauduleusement souscrit des produits laitiers au préjudice de la société Danone France avec ces circonstances que les faits ont été commis en réunion et ont été précédés, accompagnés ou suivis d’actes de destruction, dégradation ou détérioration, actes constitués en l’espèce par le fait de forcer les barrières de sécurité donnant accès au site de l’usine Danone…, ainsi que le rideau métallique de la chambre froide contenant les produits laitiers considérés. »

 

 

 

Risques de peine : 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende, sans tenir compte du motif de récidive.

 

 

Une raison de plus pour mobiliser dès le 18 juillet

pour défendre nos droits au revenu et à l’action syndicale !

 

Compte-rendu de la mobilisation en Rhône-Alpes le 18 octobre 2004

Environ 150 militants des Confs de Rhône-Alpes, Lozère et Aveyron se sont retrouvés avec cloches, slogans et drapeaux sur le parking du stade de Villette de Vienne (Isère) dès 10h00. Après la prise de parole de Paul Deloire (SN) et Jean-Emile Sanchez (PP), et décoration des véhicules, le cortège s’est dirigé sur le site de transformation de Danone à Saint-Just-Chaleyssin.

Environ deux tonnes de yaourts natures ou aux fruits, et autres crèmes chocolatées ont été récupérées symboliquement pour nous réapproprier une partie de la production qui ne nous a pas été payée depuis la baisse du prix du lait initiée en 2002. Dans une ambiance sereine et sans violence, les voitures et  camionnettes ont été chargées pour se diriger vers le quartier des Minguettes à Vénissieux. A l’appel de l’association Droit de cité, plusieurs centaines de personnes nous attendaient afin de recevoir gratuitement les produits prélevés chez Danone. « Ensemble, nous allons faire reculer l’ultra-libéralisme qui nous appauvrit ». La presse, bien présente, n’a pas manqué le rendez-vous. Les militants sont repartis satisfaits et déterminés pour les prochaines actions : le succès de cette journée du 18 octobre nous encourage à continuer le combat pour maîtriser, partager et rémunérer.

 

Rendu du procès des actions syndicales à Montpellier le 18 juillet : Etre prêt à réagir

Soutien à Jean-Emile Sanchez, qui risque 8 mois de prison ferme

La Confédération paysanne a toujours privilégié l’action symbolique pour dénoncer les choix de politiques agricoles qui mènent au désespoir les paysans qui veulent avoir un revenu décent et vivre dignement de leur travail.

Ainsi, pour protester contre les accords de baisse du prix du lait décidés par l’interprofession laitière (2500 euros de pertes en moyenne par an en moins de 4 ans), la Confédération paysanne a prélevé dans des usines laitières des produits laitiers qu’elle a ensuite redistribués dans des quartiers populaires. A Rodez, chez Lactalis, 2000 euros de produits ont ainsi été prélevés, soit moins que la perte moyenne subie par chaque éleveur en 2004.

Pour cela, Lactalis, 1er groupe laitier en France, a trainé des militants de la Confédération paysanne en justice. Et, pour avoir osé déclarer au président de ce groupe : « si vous ne retirez pas votre plainte, nous bloquerons vos camions », J-E. Sanchez et la Confédération paysanne ont fait l’objet d’une plainte supplémentaire.

Au procès en appel de Montpellier en juin dernier, le procureur a requis 8 mois de prison ferme contre J-E. Sanchez (alors que le paiement d’amendes avait été prononcée en première instance).

Dans le même temps, Lactalis lui-même est poursuivi pour fraude massive (et juteuse : plusieurs dizaines de millions d’€ de profit illégal) à la qualité du lait de consommation. Et pour les actions de destruction systématique d’entrepôts de viande bovine par d’autres syndicats en 2001 à Fougères, c’est l’Etat qui est condamné à payer les dégâts (7 millions d’euros). Deux poids, deux mesures ?!

En cas de confirmation à de la prison ferme pour notre ancien porte-parole, nous vous demanderons instamment d’exprimer votre indignation le 18 juillet, jour même du rendu du jugement, à partir de 14h30, par une action de votre choix. Nous pensons que la préfecture et le Palais de justice sont des cibles très appropriées.

Pascal Clément, ministre de la « justice », le 1er juillet, interpellé par la CP42 à Saint-Etienne : « Huit mois de prison c’est beaucoup, mais pendant cette période cela l’empêchera (ndlr : Jean-Emile Sanchez) de recommencer ».
 
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